Dans quel état j’erre ?
Jepeuxpasjailicorne devient Dans quelle étagère ?Mais pourquoi donc ? Tout d’abord parce que c’est mon blog et que je fais bien keuskejveux ! Ensuite parce que la licorne c’est bien gentil, mais c’est rose avec des paillettes (du coup la fée-ministe qui s’invite de plus en plus souvent sur mon épaule me murmure à l’oreille que franchement, du rose, des paillettes, ça fait vraiment stéréotype de genre !) Et puis on est pas dans un monde de bisounours n’est-ce pas ? … C’est d’ailleurs sans doute le constat le plus amer, et la seule conclusion valable que j’ai pu tirer de ce bordel ambiant duquel on est pas encore tout à fait sorti. Il serait temps de m’en rendre compte à près de quarante ans, me direz-vous ! “Et en même temps” dirait notre président la licorne c’est so 2018… , et pour finir je ne voudrais pas m’attirer les…
Vous n’aurez pas ma haine !
C’est le titre du livre d’Antoine Leiris, qui a écrit un magnifique article puis un livre suite au meurtre de sa femme au Bataclan, dans la fusillade du 13 novembre 2015. Il s’adressait aux terroristes et grosso modo, disait qu’il était trop facile de tomber dans la haine, d’offrir cela aux terroristes, et que ne pas leur offrir cette rancoeur c’était faire preuve de résistance. Mais c’est aussi ce que m’inspire l’actualité… Entre les événements aux Etats-Unis suite à l’homicide de Georges Floyd, les manifestations anti-violence policières ici en France et aux Etats-Unis, les événements à Dijon, les manifestations en soutien aux soignants qui tournent à l’affrontement, les images de cette infirmière qui s’en prends aux forces de l’ordre, cette histoire du livreur français qui est mort dans des circonstances proches de celles de la mort de Georges Floyd. Il y a mille raison d’avoir la haine, d’être en colère,…
La fin
On y est. Le vrai dernier billet de mon journal de confinement. Mais je ne vais pas m’arrêter d’écrire, ni ici ni ailleurs sur d’autres projets je l’espère. Ça je m’en fait la promesse et je vous prends pour témoin. Vous m’avez tellement tous témoigné que vous aimiez me lire… que cela m’encourage à poursuivre. Il n’en reste pas moins que ça sent clairement la fin d’une parenthèse que j’ai adorée. Un peu moins sur les dernières semaines mais quand même c’était chouette. Macron l’a décidé. Les équipes enseignantes l’ont fait. Lundi prochain, grâce a la réouverture des écoles a effectif complet et avec protocole sanitaire allégé, le rythme familial redeviendra “normal” pour une semaine seulement. Camille sera en vacances le 26 au soir. J’ai tellement espéré cette reprise “normale” de l’école que je ne vais pas me plaindre hein que ce soit uniquement pour une semaine. Bref. Lundi 22…
Mon avenir désirable
Parmi les chaînes you tube que j’aime bien, il y a celle-ci “Partager, c’est sympa”. Vidéaste, activiste, Vincent l’auteur et la figure de cette chaîne publie depuis pas mal d’année des vidéos surtout orientées sur le réchauffement climatique, l’économie de croissance, les choses qui clochent dans notre société. Proche des mouvements d’Extinction Rebellion, et de ce que j’appelle les “nouveaux résistants” contemporains, il prône les actions non-violente face à nos gouvernements et aux pouvoirs politiques qui nous mènent droit vers le mur. Je ne partage pas toujours son point de vue, et même si je soutiens les actions non-violentes contre un certain nombre de structures, de projets, j’ai toujours du mal à me positionner personnellement “contre” quelque chose et je sais que ma place n’est pas -pour le moment- dans ces actions. Pour moi la résistance passe par le refus de se plier au système, de l’entretenir, de jouer le…
Alors c’est ça la liberté ?
Ce vendredi je me suis écroulée, sur le canapé, devant la télé , à 21h30. Anesthésiée sans doute par le double Spritz, il me fallait au moins ça pour digérer la semaine qui vient de s’écouler (c’est moche je sais, et l’abus d’alcool et dangereux) Elle n’était pas plus chargée que d’autres, je n’ai pas fait des journées de folle, je n’ai pas eu quinze mille rendez-vous, non. Je suis juste sortie de ma cabane. Je suis sortie du rythme qui me convient si bien, j’ai retrouvé la liberté qu’ils disaient ! Alors c’est ça la liberté du Monde d’Après : c’est mettre ses affaire de classe dans un sac plastique à son nom, parce que les cartables sont interdits ? De venir avec trois jouets à l’école – oui, mais facile à désinfecter – avec deux livres et des stylos étiquetés qu’il ne faut pas prêter aux copains. C’est…
Confinement – Le Bilan
Déjà dix jours que nous sommes officiellement sortis de confinement. Alors même que certains ont déjà fait le bilan et pour qui ce bilan est déjà loin, c’est seulement ce matin en buvant mon café tranquillement les yeux dans le vague que j’ai ressenti le besoin de faire le bilan personnel de ce confinement. En quelques mots qui qualifieraient l’impression générale : c’était une parenthèse (presque) enchantée. J’ai aimé cette période malgré les inconforts et les tensions. J’ai aimé ne pas avoir d’horaires précis, j’ai aimé avoir des semaines qui ne ressemblent pas à la précédente. J’ai aimé les après-midi qui s’allongent et les dîners pris de plus en plus tard parce que le soleil se couche plus tard et que les enfants profitent du jardin et nous de nous retrouver assez souvent autour d’un verre avant d’attaquer le repas… comme en vacances finalement. J’ai aimé faire les choses uniquement…
Semaine 8. Peur, douceur et célébration
VIOLENCE ET PEUR La semaine passée, je ne sais pas si c’est ma sensibilité qui m’a joué des tours, si la colère dans la population est vraiment montée d’un cran, ou si j’ai fait une over-dose des médias, mais bref, je l’ai trouvée particulièrement violente. Du coup, le week-end dernier, j’ai coupé les notifs’, j’ai fait le ménage dans mes réseaux sociaux pour ne garder que des abonnements qui m’apportent des choses positives, j’ai désinstallé Facebook sur mon téléphone, je n’ai pas allumé la télé. Et j’ai essayé d’écouter encore plus ce qui se passait en moi. Et puis je me suis remise à coudre, j’ai lu un peu plus des médias “froid” : articles de fond, n’étant pas en lien direct avec la crise sanitaire. J’ai le sentiment, que collectivement, après le choc nous sommes passés à la phase de déni pour certain ou de colère pour d’autres dans…
Semaine 8. Y aller, ne pas y aller ?
QUESTION DE CHOIX Cette semaine, chaque parent de France, s’il ne l’a pas déjà fait, (et encore, il n’y que les imbéciles qui ne changent pas d’avis) doit se positionner sur faire reprendre l’école à ses enfants, ou pas. Putain de choix. On est pas devenu parent en pensant qu’on aurait ce choix à faire un jour. Remettre ses enfants à l’école ou pas dans un tel contexte ? Puisque c’est facultatif et que l’Etat nous laisse le choix. Je ne parle pas de ceux qui eux, n’ont pas eu le choix jusque là ou alors ne vont pas avoir le choix parce que leurs patrons ne leur laisseront pas le choix ou que financièrement, ils ne pourront pas faire autrement. On peut se poser la question de ce positionnement du gouvernement, mais en fait, je n’ai pas envie de rentrer dans les considérations politiques ici. Alors forcément, cela a…
Jour 46. Rupture.
Rupture. nom féminin. (latin ruptura, du latin classique rumpere, briser). Fait, pour quelque chose, de se rompre, sous l’effet d’un effort excessif ou trop prolongé ou d’un choc. Mauvaise journée, ce jeudi 30 avril. Elle est arrivée comme ça sans prévenir ou presque. Cela faisait quelques jours qu’elle attendait tapie dans un coin. Je ne voulais pas me l’avouer sans doute. Il y avait quelques signaux, mais il y a encore quelques heures j’envoyais des messages à qui voulait l’entendre “tout va bien”. Alors que je trouvais que depuis le début du confinement nous nous étions bâtit un petit nid tranquille, doux et relativement joyeux, et apaisant, que l’on vivait plutôt bien ce confinement (ce qui n’est pas complètement faux au fond) j’ai eu l’impression tout au long de la journée que chaque chose qui se produisait était d’une violence inouïe. Le bruit d’une porte qui claque. Une enième râlerie…
Semaine 6. Culpabilité
Normalité et routine Cette sixième semaine de confinement (du 20 au 26 avril 2020) est passée à une allure folle. Vendredi soir, quand nous nous sommes posés pour la pizza maison hebdomadaire, (oui chez nous, lundi ce n’est pas raviolis, mais vendredi c’est pizza maison !) J’ai eu du mal à me dire qu’il nous restait plus que deux semaines avant le déconfinement “officiel” ! C’était la “rentrée” de l’école à la maison. On commence à être sacrément rodés et à part un peu de flottement le lundi matin, dès le mardi, les devoirs de Gaspard étaient terminés à 11h. Et Camille a trouvé également son rythme de croisière, à moins que ce soit les profs qui donnent moins de boulot. Je n’arrive pas bien à identifier ce qui fait que j’ai l’impression qu’elle bosse moins ! En tout cas, à part quelques râleries de Gaspard, tout cela me paraît…