• Militer,  Où cours-je ?

    Écoeurée

    Je suis écoeurée. Mon pays me donne la nausée. La violence du climat social et des réseaux sociaux, ce nouveau tribunal populaire, me fout la gerbe. Les luttes géopolitiques mondiales me provoquent des hauts le coeur. L’incivilité ambiante et grandissante me retourne l’estomac. La déferlante des crises climatiques me tord les boyaux. Je fais une crise de foie. Une crise de Foi devrais-je dire. La Foi que j’avais en l’être humain, en l’homme. Où est-il passé l’Homme ? L’Homme, cet animal doué d’intelligence, de parole, d’écoute, d’empathie, de sentiment et d’humour ? Où est passé l’Amour ? Il ne nous restera que ça pour tenir le coup si la Vie sur cette Terre devenait encore plus difficile, et même ça nous sommes en train de le massacrer ! A cause de nos égos mal placés. A cause de notre incapacité à admettre que notre bonheur ne dépend qu’en grande partie…

  • Etre soi-même,  Où cours-je ?

    Je ne fais pas la gueule, je suis une introvertie

    Après un énième échange avec une personne chère à mon coeur qui entretient des croyances à mon égard sans chercher à comprendre qui je suis vraiment au fond, (ce qui devient profondément blessant à force)… et parce que je sais que beaucoup d’introvertis subissent ces mêmes croyances erronées ; j’ai eu envie de pousser un coup de gueule ! Je suis quelqu’un de jovial, de doux, de sympathique qui donne le change en société … surtout dans le domaine professionnel, et dans l’intimité ou alors entourée de personne très proches. Mais une introvertie pour de vrai. C’est ma nature je suis comme ça. On ne me changera pas. Pour éviter de vous entendre dire “mais tu n’es pas timide, toi…”(si si certains d’entre vous qui me connaisent l’auront pensé !) il faut distinguer la timidité de l’introversion. La définition de l’introversion, c’est ce qui est le contraire de l’extraversion. CQFD.…

  • Entreprendre,  Où cours-je ?

    Entreprendre (et en vivre) et ralentir, mission impossible ?

    Voilà la question à laquelle j’essaie de répondre depuis plusieurs semaines. J’ai lu des tas d’articles sur le slow entrepreneuriat – mais peu font référence au slow entrepreneuriat dans le domaine de la création… Car autant il est plus facile pour un consultant de réduire son nombre d’heure et de trouver des prestations qui se vendent toutes seules (programme de formation en ligne etc…) autant pour un entrepreneur artisan, c’est plus compliqué ! La réponse personnelle que j’ai trouvée m’a poussée (entre autres raisons) à choisir un retour au salariat (séance de rattrapage par ici…) L’équation : prendre son temps pour faire ce qu’on aime sans saturer ou se lasser, mais facturer suffisamment pour dégager une marge significative (et donc un salaire représentatif du travail et de l’énergie déployée) me paraît définitivement impossible à résoudre. Surtout dans l’artisanat et la création. Ou alors il faut se placer sur le marché…

  • Eduquer,  Entreprendre,  Où cours-je ?

    Se sentir seule

    Je me sens seule. Souvent. L’impression, ce sentiment sourd que personne ne peut vraiment me comprendre. Comprendre mon hypersensibilité, comprendre mon cerveau qui fonctionne à mille à l’heure, comprendre mes questionnements, mes ruminations positives ou négatives. Comprendre comment je peux passer d’un sentiment incroyable de plénitude le plus jouissif et le lendemain tout trouver trop dur. Quand je partage mes doutes, mes interrogations, je ne peux pas les partager avec tout la même personne. Je fractionne. Une partie de mes préoccupations glissées a l’oreille de mon mari, quand je sens que je pourrais avoir une oreille attentive et bienveillante sur le sujet, aux oreilles des copines quand il s’agit de mes soucis de couple, d’éducation ou d’entrepreneuriat. Et puis c’est tout en fait. Mais je suis obligée de fractionner. J’ai besoin de me livrer, mais tout livrer à la même personne serait too much. Même si la personne m’aime beaucoup…

  • Etre soi-même,  Où cours-je ?

    Dans ma tête…

    Dans ma tête c’est très souvent le bordel. Il y des émotions qui renversent régulièrement tout sur leur passage. Les certitudes, la confiance en moi, les réussites qui paraissent tellement dérisoires tout à coup par rapport à mes rêves. Mes émotions ébranlent mes rêves aussi. Qui tout à coup deviennent inatteignables, tellement pas réalistes, complètement fous, tellement que je prend peur. Ou alors elles en génèrent de tellement grands et abyssaux, et idéaux que je m’y noie quelques heures, quelques jours parfois. Dans ma tête c’est souvent le bordel ! Et quand j’essaie de ranger, c’est compliqué. Ce qui se plaçait facilement à un endroit n’y rentre plus. La case est devenue trop petite ou difforme. Parfois je ne sais même plus où se range les choses, par quoi commencer tellement c’est le bordel. Les méthodes de rangement qui fonctionnaient il y a quelques temps ne suffisent plus. Il faut…

  • Entreprendre,  Où cours-je ?

    Et si j’abandonnais …

    Quand je suis fatiguée, que les devis mettent du temps à se signer, que je cours après ma trésorerie, que le découragement pointe son nez, quand on parle budget et argent en couple et qu’on est face à la douloureuse réalité économique d’une vie de propriétaires en banlieue avec toute ce que cela suppose en terme de pouvoir d’achat… Quand mon banquier m’appelle parce que je suis encore limite ce mois-ci… J’ai le petit vélo dans ma tête qui redémarre et… Redevenir salarié, ou pas ? Est-ce que je serais capable de supporter un patron ? Et si finalement l’entrepreneuriat n’était vraiment pas fait pour moi ? Et si je m’étais littéralement plantée depuis tout ce temps là ? Est-ce vraiment un soucis de courir après un salaire ? Est-ce que cela est vraiment une difficulté pour moi ? Est-ce si difficile à vivre au regard de tous les avantages…

  • Eduquer,  Etre soi-même,  Où cours-je ?

    Ma crise d’adolescence

    Il y a quelques jours j’ai fêté mon anniversaire. L’occasion d’un petit bilan… Je n’ai pas vraiment fait de crise d’adolescence. Je n’ai jamais adopté d’attitude rebelle envers mes parents ou une quelconque incarnation de l’autorité, sauf peut-être le jour où j’ai dit à mon père que je ne ferais pas Khâgne mais que j’irais à la fac. Sauf peut-être le jour où je suis tombée amoureuse et où il a fallu que mes parents acceptent que je n’avais pas forcément envie de me marier AVANT de m’installer avec mon chéri, ce que nous avons quasiment fait dans la foulée puisque cela devenait compliqué à gérer en famille et que je me sentais de moins en moins bien chez mes parents. Sans doute les seuls moments où j’ai pu imposer mon point de vue, ma personnalité et mes envies, sans doute parce que j’étais à un moment de ma vie…

  • Où cours-je ?

    Mon monde de bisounours

    Je fais partie de ces gens optimistes, de ceux qui refusent de penser que l’homme est un loup pour l’homme, que notre monde va à sa perte et qu’on ne peut rien y faire, que notre avenir est morose et que c’est comme ça, que les gens sont bêtes et méchants et qu’on y fera rien. Je refuse de croire qu’à ma petite échelle avec mon cercle de relations personnelles ou professionnelles je ne peux pas moi aussi changer un peu les choses et le monde. Je n’arrive pas à croire que l’homme est méchant par nature. Je suis convaincue qu’une personne méchante est une personne qui souffre. A plus ou moins grande échelle et de manière plus ou moins consciente. Une personne qui souffre est une personne qui n’a pas réussi à satisfaire ses besoins, primaires ou secondaires. (elle manque de sécurité affective ou matériel, n’a pas mangé depuis…

  • Entreprendre,  Où cours-je ?

    Se faire respecter

    On m’a manipulée. Une cliente. Enfin, non. Deux clientes. Un couple m’a manipulé les premiers mois d’activité de mon entreprise. Moi la débutante, je me suis fait roulée dans la farine, mais en même temps, c’était facile, peu sûre de moi, j’ai mis à jour une faille, ils se sont engouffrés dedans. Facile. Imparable. C’est comme si j’avais ouvert la porte à un cambrioleur, comme si j’avais laissé la clé sur la portière de ma voiture. A l’époque, je m’étais dit : c’est trop dur d’être entrepreneure, si c’est pour se prendre la tête avec tous les clients et si c’est pour se retrouver dans des situations compliquées et n’avoir que des clients pas sympa, pas la peine. J’ai fait face, j’ai tourné la page et cela s’est effacé au fil du temps de mon esprit. Mais je crois que j’ai profondément été marquée par cette mauvaise expérience. Il s’est…

  • Eduquer,  Entreprendre,  Etre soi-même,  Où cours-je ?

    Le drame de ma vie (d’entrepreneure, mais pas que…)

    Etre créatif c’est cool ! La créativité c’est chouette. Avoir le cerveau qui fonctionne tout le temps, c’est aussi super chouette (mais crevant parfois)… Certains aimeraient être “plus créatif”, avoir plus d’idée, et je connais des gens qui envient cette compétence, ce fonctionnement, ce don, ce talent (appelez-le comme vous voulez !) Mais ce n’est pas si facile que ça d’avoir un cerveau créatif – c’est source de frustration de souffrance, oui oui !!! Une idée, ce n’est qu’une idée ! Concrétiser toutes ses idées et constituer une to-do exhaustive, c’est une utopie. Il faut accepter quand on constate que son cerveau fonctionne comme cela que l’on a beau avoir mille idées, seulement certaines verront le jour et aboutiront à quelque chose de concret et satisfaisant. Et puis évidemment, toutes les idées ne sont pas les idées du siècle, mais quand même. Elles ont une existence mentale, qu’on aimerait voir…